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Boire en Gaule

On ne saurait trop recommander la lecture de l’enquête passionnante de Fanette Laubenheimer, archéologue et fille de brasseur. Boire en Gaule, son ouvrage de référence, vient d’être republié au format poche par les Éditions du CNRS. L’ouvrage développe en trois grandes parties, les trois principales boissons alcoolisées consommées par « nos ancêtres les Gaulois » : l’hydromel, la bière/cervoise et le vin. L’hydromel, par sa composition, connaît une production très modérée mais attestée chez les Gaulois. Pour la bière, l’auteur fait un point sur la production et la consommation autour du bassin méditerranéen avant de développer la situation gauloise, complexe à cause du manque de sources endogènes, de la nécessité de recourir à des sources grecques et latines souvent péjoratives, et des traces archéologiques fragmentaires, en particulier à cause de l’utilisation du tonneau de bois, invention gauloise qui ne se conserve pas très bien dans le temps, contrairement aux amphores à vin ou à huile. La troisième partie est consacrée au vin, de sa découverte par les Gaulois avec l’arrivée des Phocéens ou des Puniques, à son implantation, aux diverses productions sur le sol de la Gaule, qui sont exportées vers le Nord comme vers la Méditerranée.

Fanette Laubenheimer, Boire en Gaule, CNRS Editions, « Biblis », août 2020

Auteur : Nicolas de Lavergne

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